Revenue de Barcelone.
J'ai l'impression que tout va trop vite, toujours trop vite. Je n'ai même plus la force, le courage, l'envie de courir après le temps. Je le laisse me dépasser à toute vitesse, sans rien dire. Que pourrais-je lui dire d'ailleurs ? Devrais-je l'insulter comme il le mérite ? Le traiter d'enfoiré de temps, de connard sans coeur ? Cela servirait-il à quelque chose ? S'arrêterait-il à mes insultes ? Non, bien sûr, il ne me lancerait même pas un regard, ne ralentirait même pas devant moi. Et il passerait encore et encore. Je pourrais crier, crier et crier plus fort. Cela n'avançera rien. Alors je ne bouge pas.
Et je le laisse me faire disparaitre.
Et je le laisse me faire disparaitre.
